Résumé (français) |
L'infection à VIH se caractérise par une réplication virale importante qui conduit presque toujours à la destruction finale du système immunitaire. L'apparition des multithérapies en 1996, a permis à une majorité de patients de maintenir la réplication virale à des taux résiduels et de récupérer en grande partie une immunité efficace. Dès lors, le contexte clinique de la prise en charge a radicalement changé, puisqu'il existait enfin des armes efficaces pour changer de façon spectaculaire le pronostic de cette infection.Malheureusement, on s'est vite trouvé confronté aux limites des multithérapies qui, sans remettre en cause les avancées apportées par ces nouveaux traitements, ne doivent pour autant pas être ignorées :- Tout d'abord, ces multithérapies ne permettent pas la guérison.- Ces traitements ont des effets indésirables. Si les effets à court terme sont transitoires, les effets à long terme entraînent des préjudices esthétiques et sociaux importants avec un impact probable sur la qualité de vie : c'est le cas des lipodystrophies, très fréquentes, et de modifications métaboliques qui ont des conséquences néfastes sur le risque cardiovasculaire.- Enfin, seuls 58 % des patients traités en France bénéficient d'un succès virologique prolongé. L'observance au traitement antirétroviral est le facteur clé du succès thérapeutique. L'observance thérapeutique désigne les capacités d'une personne à prendre un traitement avec l'assiduité et la régularité optimales, selon les conditions prescrites par le médecin.Notre équipe s'est intéressé depuis 4 ans à l'impact socio-comportemental du traitement antirétroviral. Les travaux se sont centrés sur l'observance au traitement mais aussi sur la qualité de vie des patients traités. Notre équipe a eu l'opportunité de travailler sur deux cohortes de l'ANRS, la cohorte APROCO de patients initiant une multithérapie avec antiprotéase, et la cohorte MANIF 2000 incluant des patients infectés par usage de drogue IV. |