Résumé (français) |
En 1994, le taux de prévalence des anticorps anti-VHC était estimé en France à 1,1 % [0,7-1,3] soit 500 000 à 650 000 personnes séropositives pour le VHC. En 2003-2004, les premiers résultats d’une enquête réalisée en France chez les assurés sociaux du régime général indiquaient un taux de prévalence de 0,9 % [0,7-1,1]. La région PACA était particulièrement touchée avec un taux de 1,3 % (0,3 % pour l’interrégion Nord-Ouest de la France)1.Le VHC est responsable d’environ 20 % des cas d’hépatite aiguë et de 70 % des cas d’hépatite chronique. Plusieurs années peuvent s’écouler entre la date de contamination et l’apparition des premiers symptômes. En France, l’hépatite C est la deuxième cause de cirrhose et de carcinome hépato-cellulaire et la première cause de transplantation du foie2.Dans le cadre du Programme Régional de Santé (PRS) « Agir contre l’hépatite C », un dispositif commun de surveillance continue a été mis en place en 2004 auprès des Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) et des Centres d’Examen de Santé (CES) effectuant des tests de dépistage en PACA.Ce système de surveillance a plusieurs objectifs : décrire les facteurs de risque liés à la prescription sérologique VHC, décrire les caractéristiques des personnes infectées par le VHC, évaluer la part des co-infections VHC-VIH et/ou VHC-VHB et disposer d’un système permettant de suivre l’évolution de l’épidémie VHC et l’impact global des mesures de prévention notamment dans la population toxicomane.L’information est recueillie pour toute personne pour qui un test sérologique VHC (Elisa) est effectué, dans le cadre des CDAG ou des CES de la région participant au dispositif, en deux étapes :- Un auto-questionnaire complété par le patient en fin de 1ère consultation renseigne sur ses caractéristiques socio-démographiques et les facteurs de risques d’infection à VHC ;- Une grille, complétée par le médecin lors de la restitution des résultats du patient, permet de caractériser l’infection VHC détectée, les modes de contamination possibles et de noter les co-infections VIH et VHB éventuelles. |