Hésitation vaccinale et entretien motivationnel
L’organisation des soins non programmés (SNP) hospitaliers (les urgences) et de ville est actuellement confrontée à des problématiques communes : accroissement de la demande - saturation des services d’urgence et difficultés des médecins généralistes à répondre aux sollicitations ; raréfaction des ressources médicales et évolution sociétale amenant les professions médicales à s’éloigner d’un "dévouement sans compter" et les usagers à prétendre à davantage d’instantanéité.
L’émergence en Europe occidentale et en Amérique du Nord de cas de variole simienne a entrainé une mobilisation importante des autorités sanitaires. La variole simienne est une maladie infectieuse due à un Orthopoxvirus. Si les possibilités de transmission aux humains de cette zoonose et son potentiel épidémique sont documentés en Afrique subsaharienne depuis les années 1970, c’est la première fois qu’une épidémie d’une telle ampleur est détectée hors de ce continent.
L’entretien motivationnel (EM) correspond à un style de conversation collaboratif permettant de renforcer la motivation propre d’une personne et son engagement vers le changement. Dans le domaine de la vaccination, son efficacité pour restaurer la confiance a été démontrée au Québec auprès des parents de nouveau-nés, approchés pendant la période d’hospitalisation post-partum, en maternité. Le succès de cette approche a conduit son auteur, le Dr Arnaud Gagneur, à développer une formation destinée aux professionnels de santé.

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L'hésitation vaccinale est identifiée comme l'une des dix principales menaces pour la santé mondiale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui l'attribue en partie à la désinformation sur les vaccins. La course scientifique à la découverte d'un vaccin contre la COVID-19 s'est accompagnée d'une intensification de la désinformation.
Les dossiers de santé informatisés des médecins généralistes recèlent des informations précieuses sur les patients, informations parfois non exploitées du point de vue épidémiologique. Analysés par de l’intelligence artificielle, ces dossiers pourraient permettre d’identifier les facteurs de risque biomédicaux de certaines maladies, à travers les diagnostics antérieurs (les comorbidités précliniques), la prescription de médicaments, et/ou l'utilisation des soins et des tests biologiques effectués dans le contexte de la médecine générale de ville.
Obtenir la guérison du VIH est d’un intérêt majeur pour les personnes vivant avec le VIH (PVV) qui sont sous traitement antirétroviral à vie, avec des effets indésirables et des co-morbidités associés mais aussi pour la société puisque cela arrêterait la chaine de transmission du virus et permettrait d’épargner les coûts élevés associés à la prise en charge des PVV. Cependant, ces essais sont à destination de PVV ayant une charge virale contrôlée, pouvant vivre une vie normale, sans risque de transmettre le VIH.
Les infections à papillomavirus humain (PVH) causent diverses maladies, dont le cancer du col utérin, première cause de mortalité par cancer en Afrique Sub-Saharienne, y compris au Sénégal, où est menée une campagne nationale de vaccination contre les PVH ciblant les filles de 9 ans. Cette campagne est conduite dans un contexte global d’"hésitation vaccinale" (HV), qui souligne notamment la crise de confiance des populations à l’égard de la sécurité et de l’efficacité des vaccins, et l’apparition d’attitudes spécifiques à tel ou tel vaccin.
Le poids de la COVID-19 sur les systèmes de santé des pays d’Afrique Sub-Saharienne est resté relativement limité, notamment dans les pays à l’ouest du continent. Les campagnes vaccinales initiées en 2021 dans un cadre international d’urgence sanitaire se sont finalement inscrites dans ce contexte épidémiologique particulier où l’hésitation vaccinale s’est largement manifestée. Afin de suivre la dynamique des réactions du public à la pandémie de COVID‑19, à mesure que celle-ci s’est transformée, le projet CO3ELSER (ANRS, 2020-2024) a reposé sur un dispositif longitudinal.
L’Afrique de l’Ouest est fortement touchée par le fardeau de l’hépatite B avec plus de 6% de la population générale adulte touchée par cette maladie. Malheureusement, moins de 10% des personnes vivant avec l’hépatite B (PVVHB) nécessitant un traitement y ont effectivement y ont effectivement accès. En 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé a publié un appel à en finir avec l’hépatite B comme problème de santé publique d’ici 2030.